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Ateliers danse hip-hop en santé, médico-social & inclusion

Pompoko accompagne les établissements de santé, structures médico-sociales, structures d’insertion et publics spécifiques à travers des projets artistiques autour de la danse hip-hop, du mouvement, du rythme et de la création collective.

Nos interventions s’adressent à des personnes qui n’ont pas toujours accès aux espaces artistiques habituels : patient·es, résident·es, personnes en rééducation, publics en santé mentale, jeunes en insertion, enfants neurodivergents, personnes en situation de handicap, seniors, équipes soignantes ou accompagnantes.

Notre principe est simple : nous ne présupposons jamais à la place des personnes concernées ce qu’elles peuvent ou ne peuvent pas faire.

Avant et pendant chaque projet, nous cherchons à comprendre directement avec les participant·es — et avec les équipes qui les accompagnent lorsque c’est nécessaire — ce qu’elles ont envie d’explorer, ce qu’elles souhaitent éviter, leurs éventuelles contre-indications, leur rapport au challenge, au groupe, au corps, au regard des autres et à la musique.

L’objectif n’est pas de proposer une version “affaiblie” de la danse, ni de regarder les participant·es à travers leur âge, leur diagnostic, leur handicap ou leur situation. Nous travaillons avec elles sérieusement, comme avec n’importe quel groupe, en construisant un cadre réaliste, joyeux, exigeant quand c’est possible, adaptable quand c’est nécessaire, et toujours tourné vers le plaisir de danser.

Une approche artistique, pas médicale

Pompoko n’intervient pas comme structure de soin, mais comme compagnie artistique capable de travailler avec des contextes sensibles.

Nous ne venons pas “prendre en charge” un public. Nous venons rencontrer des personnes, avec leurs envies, leurs limites, leurs forces, leurs contradictions, leur humour, leur énergie du jour et leur propre manière d’habiter le mouvement.

La danse hip-hop y est abordée comme une culture du rythme, du collectif, de l’improvisation, du style, de la transformation et de la trace. Elle permet d’ouvrir des espaces de rencontre, d’expression, de jeu, de confiance et de lien, sans réduire les personnes à leur situation médicale, sociale ou administrative.

Notre méthode repose sur un équilibre : ne jamais infantiliser, ne jamais forcer, ne jamais présupposer — mais ne jamais renoncer non plus à proposer une vraie expérience artistique.

Cela vaut pour tous les publics : enfants, adultes valides, personnes âgées, patient·es en rééducation physique, personnes en psychiatrie, jeunes en insertion, personnes neurodivergentes ou en situation de handicap. Le cadre change, les consignes s’adaptent, l’intensité varie, mais le regard reste le même : chacun·e est considéré·e comme une personne capable de choisir, d’essayer, de créer, de refuser, de recommencer, de rire, de rater, de réussir et de prendre sa place dans le groupe.

Chaque projet est donc pensé avec l’établissement, mais aussi avec les personnes concernées elles-mêmes. On peut adapter un mouvement, modifier une consigne, changer le rythme, proposer une alternative, aménager l’espace ou déplacer l’objectif. Mais on ne part jamais du principe que les personnes seraient trop fragiles pour être challengées, ni qu’elles auraient besoin qu’on décide à leur place.

L’enjeu n’est pas de “bien danser”. L’enjeu est de créer une situation où chacun·e peut entrer dans une expérience artistique commune, à partir de là où il ou elle se trouve, avec sérieux, attention et plaisir.

Ce que nos interventions peuvent activer

Selon les publics et les formats, nos projets peuvent permettre de :

  • découvrir une culture artistique populaire, exigeante et accessible ;

  • créer du lien entre patient·es, résident·es, équipes, familles et artistes ;

  • favoriser l’expression personnelle dans un cadre collectif ;

  • travailler la présence, l’écoute, la confiance et le rapport au rythme ;

  • explorer le corps autrement que par la performance ou la contrainte ;

  • proposer un espace de respiration, de jeu et de créativité ;

  • produire une trace collective : fresque, photo, restitution légère, temps de partage ou mémoire du projet.

Notre approche part d’un principe simple : chaque corps possède une manière propre de bouger, de ressentir, de comprendre et d’inventer. La danse devient alors un terrain d’expression plutôt qu’un modèle à reproduire.

Formats possibles

Les projets peuvent être construits sous plusieurs formes.

Atelier danse hip-hop adaptée

Un atelier de mouvement, de rythme, de jeu et d’improvisation, adapté aux capacités du groupe.
Il peut s’appuyer sur des outils simples issus du hip-hop : le cercle, le groove, les appuis, les gestes du quotidien, le rapport au sol, la musicalité, l’écoute et la réponse corporelle.

Conférence gesticulée sur l’histoire du hip-hop

Un format vivant pour découvrir l’histoire du hip-hop, ses racines, ses disciplines, ses musiques, ses codes et ses valeurs : rythme, style, cypher, battle, improvisation, graffiti, transmission.

La conférence peut mêler parole, images, extraits musicaux, démonstrations corporelles et échanges avec les participant·es.

Atelier autour de la trace

Certains projets peuvent associer danse, graffiti, couleur, écriture, nom, signe ou fresque collective.
L’enjeu est de permettre aux participant·es de laisser une trace visible du projet, même lorsque la restitution scénique n’est pas pertinente ou possible.

Conférences et rencontres autour de la culture hip-hop

Pompoko peut proposer une représentation en établissement, en salle ou en format adapté, suivie d’un échange avec les artistes.

Le spectacle devient alors un point de rencontre : une œuvre à regarder, ressentir, questionner, puis prolonger par la parole ou la pratique.

Parcours complet

Certains établissements peuvent construire un parcours en plusieurs temps :

comprendre → ressentir → pratiquer → laisser une trace

Ce format peut associer conférence, spectacle, atelier adapté, discussion, fresque, restitution légère ou temps de partage.

Exemples de projets menés

Centre Médical Rocheplane — parcours Culture & Santé autour du hip-hop

En avril et mai 2026, Pompoko a mené un parcours artistique au Centre Médical Rocheplane, à Saint-Martin-d’Hères, autour de la culture hip-hop et du spectacle Season of the Witch.

Le parcours s’est construit en trois temps : une conférence gesticulée sur l’histoire du hip-hop, une représentation de Season of the Witch, puis un atelier graffiti adapté autour du nom, de la trace, de la couleur et de l’expression individuelle dans un cadre collectif.

Ce projet a rassemblé 100 participant·es au total, dont 60 patient·es, et a abouti à la création d’une fresque collective. Il associait médiation culturelle, spectacle vivant et pratique artistique adaptée.

Selon le retour de l’établissement, la complémentarité entre les temps de médiation, de représentation et de pratique artistique a renforcé l’impact du projet et permis une appropriation progressive des contenus proposés. Le Centre Médical Rocheplane souligne également l’attention portée aux publics, la qualité de la médiation et la bienveillance de l’équipe artistique.

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Clinique FSEF Grenoble-La Tronche — cycle hip-hop et représentation de My pea is over

En février et mars 2025, Pompoko met en place un cycle d’interventions hip-hop avec des jeunes du service psychiatrie de la Clinique FSEF de Grenoble-La Tronche.

Le projet associe ateliers de danse hip-hop, travail du rythme, expression corporelle, cadre collectif et rencontre avec une œuvre chorégraphique.

Le cycle se prolonge par une représentation du solo My pea is over, une pièce qui traverse les questions du TDAH, de la liberté, de l’agitation intérieure, de la folie, de l’enfermement et de la possibilité de transformer une singularité en force artistique.

École de la Deuxième Chance de Grenoble & Big Bang Ballers — danse, confiance et réinsertion

À l'automne 2024, Pompoko a travaillé avec l’École de la Deuxième Chance de l'Isère, en collaboration avec les Big Bang Ballers, auprès d’une douzaine de jeunes femmes en foyers et en réinsertion sociale.

Pendant deux semaines et demie, le projet a proposé un espace de danse, d’expression, de confiance et de collectif.

À travers le hip-hop, le cercle, le mouvement et la création, les participantes ont pu expérimenter une autre manière de prendre place dans un groupe, d’être regardées, de s’affirmer et de transformer leur énergie en présence.

Corps Singuliers — danse hip-hop pour enfants neurodivergents

Pompoko met en place Corps Singuliers, un projet d’ateliers de danse hip-hop pour enfants neurodivergents, notamment porteurs de TDAH, d’autisme ou de trisomie 21.

Le projet propose une pédagogie fondée sur le cadre et la liberté : des règles de jeu claires, rassurantes, mais suffisamment ouvertes pour permettre à chaque enfant d’inventer sa propre réponse corporelle. L’objectif n’est pas de corriger la différence, mais de l’utiliser comme moteur de création.

Les ateliers s’appuient notamment sur les jeux moteurs, la conscience du corps, la gestion de l’espace, la connexion à la musique, l’écoute et le lien social entre pairs. Le projet est entièrement gratuit et est accompagné par des professionnels du médico-social et soutenu par la Fondation de France.

Pour quels publics et quelles structures ?

Pompoko peut intervenir auprès de :

  • cliniques ;

  • hôpitaux ;

  • centres médicaux ;

  • services de psychiatrie ;

  • établissements de rééducation ;

  • EHPAD ;

  • IME ;

  • ESAT ;

  • foyers de vie ;

  • structures accueillant des enfants ou adultes neurodivergents ;

  • structures d’insertion sociale ;

  • établissements accueillant des jeunes en fragilité ;

  • équipes soignantes ou accompagnantes ;

  • familles et proches selon les projets.

Les interventions peuvent avoir lieu à Grenoble, dans l’agglomération grenobloise, en Isère, en Savoie, Haute-Savoie, et plus largement en Auvergne-Rhône-Alpes selon les projets.

publics établissements médiation pompoko

Une pédagogie du cadre et de la liberté

Dans ces contextes, la danse ne peut pas être pensée comme un simple cours technique.

Nous construisons des cadres clairs, progressifs et sécurisants, tout en laissant de la place à l’improvisation, à la sensation, à la réponse personnelle et aux capacités du moment.

Cela peut passer par :

  • des consignes simples ;

  • des jeux corporels ;

  • des temps d’observation ;

  • des moments en cercle ;

  • des allers-retours entre mouvement individuel et mouvement collectif ;

  • des supports visuels ou musicaux ;

  • des temps de parole ;

  • des propositions alternatives pour les personnes qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas participer de la même manière que le groupe.

Personne n’est obligé de “réussir” un mouvement. L’important est d’entrer dans une expérience artistique commune, à partir de là où chacun se trouve.

atelier de danse communautaire inclusif, jeux de danse pour tous et toutes

Construire un projet avec Pompoko

Chaque projet se construit sur mesure avec l’établissement.

Il peut s’agir d’un atelier ponctuel, d’un cycle de plusieurs séances, d’un parcours Culture & Santé, d’une intervention autour d’un spectacle, d’un projet avec restitution, d’une conférence gesticulée ou d’un temps artistique plus léger au sein d’un événement.

Pour imaginer une intervention, vous pouvez nous contacter en nous indiquant le type de structure, les publics concernés, la période souhaitée, les contraintes éventuelles et les objectifs du projet.

Nous vous aiderons à construire un format adapté, sensible et réaliste.

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